In Vino confinement

– Par Tina Meyer


Il faut aussi boire pour vivre.


Profils de la survivante

Tina Meyer
Chef des rubriques Restaurants & Bars | Time Out Media

 © Guillaume BLOT



Journaliste pifologue, spécialisée en gastronomie, cette grande tige (1,78 m!) arpente les restos de Paris et d’ailleurs depuis 10 ans.

Ex-plume pour Le Fooding, le guide Lebey, Tina dirige depuis 2018 les rubriques Restaurants et Bars de Time Out Paris. En parallèle, elle gère la rubrique »Dans les vignes » du magazine Cuisine et Vins de France : 
grands reportages dans les plus beaux terroirs de l’Hexagone.
C’est aussi une auteure réalisatrice, qui écrit pour la télévision, documentaires et émissions (Arte, Canal + France 5…)

Son obsession ? Démocratiser l’approche du vin. On peut citer notamment Punkovino, docu dépoussiéré sorti sur ARTE en 2019, réunissant vignerons naturels et scène musicale indé. Convaincue que bien manger ne doit pas être un luxe réservée à une élite, cette militante du bon goût a récemment sourcé aux quatre coins de France les meilleurs artisan-producteurs pour Fr5 (Quatre saisons, 2019). 


Si on est enfermé dans un bunker de survivaliste… Il faut stocker des denrées qui se gardent. Bonne nouvelle : le vin est particulièrement propice à ça ! Si la fabrication de vin maison reste bien hasardeuse pour des citadins*, vous pouvez vous procurer sur internet de très jolies quilles. Encore faut-il savoir chez quels cavistes en ligne et quoi acheter ! 

Ça tombe bien : j’ai ma petite idée. Prêt.e.s ?!

#1 Panachez votre commande ! Visez 2 sortes de vins : des glouglou à boire immédiatement, et des boutanches à garder pour plus tard. Par exemple, d’un côté un vin de soif, porté sur le fruit, très facile à boire comme un gamay nature. De l’autre un vin à attendre, un grand Bandol ou Chinon rouge, à garder jusqu’à 20 ans ! 

#2 Pour boire maintenant, voyez large et optez pour un cubi : écologique, pratique à stocker, idéal pour altérer le moins possible les propriétés organoleptiques du vin une fois ouvert (moins d’oxydation).
Par ex sur insta let.it.bib ou bibovino !


#3 Pour les tenants de la bouteille ou du magnum (ou du jéroboam !) l’outil magique, c’est la pompe à oxygène (Casa par exemple en vend en ligne) ça permet, une fois le vin débouché, de boire un verre ou deux et le refermer sans altérer de façon notable ses propriétés organoleptiques pendant plusieurs jours !

#4 Niveau conservation, l’idéal reste une cave en sous-sol. Mais comme tout le monde n’a pas cette chance, vous pouvez commander une petite armoire réfrigérée !

#5 Plutôt rouge ou blanc ? Les 2 mon colonel ! Pas de réelle différence de conservation 

#6 Et si on est à court de vin, comment faire ? On boit de la bière ! Ou on se replie sur les tutos cocktails en ligne de Time Out Paris ! La crème de la crème des mixologues de la capitale, invités chacun à proposer une recette… Spécialement créée pour le magazine pendant le confinement ! Tchin ! 



*faire du vin naturel made in casbah est possible théoriquement, après ça veut pas dire qu’il sera bon ! Mais pour ça il faudrait être équipé. Et surtout attendre l’arrivée des premiers raisins français (récoltés fin août prochain =d’ici là je l’espère le COVID-19 sera éradiqué !) 

Autre problème : ceux qui nous arrivent sur les étals seront forcément cueillis à trop grande maturité car destinés à la consommation (raisin de table). Bref, pour X raisins, on laisse tomber 😉 

Et car internet marche encore, une selection de vente en ligne par Tina.

Vins Chez nous
Cave Pur jus
Vins Natures
La Cave des papilles

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